Test > Prince of Persia : Les Sables Oubliés

Par Stephane • Vendredi 4 juin 2010 à 21:23 • Dans : Actualité, Jeux Video

Développé dans un temps pré-défini afin de coïncider avec la sortie du film dans les salles du monde entier, Prince of Persia : Les Sables Oubliés avait pour mission première de redorer le blason d’une série sur le déclin depuis l’arrivée en 2008 des versions en haute définition. Concocté par UbiSoft Montréal, cette nouvelle aventure pleine de promesses parviendra-t-elle à conquérir le cœur de millions de fans à travers le globe ?

L’histoire débute alors que le Prince prend la décision de venir en aide à son frère dont le royaume est sur le point de se faire envahir. Obligé de se retrancher dans le temple du roi Salomon en compagnie d’une petite poignée de ses soldats, celui-ci prend la décision de libérer l’armée défunte du roi dans l’espoir quelle lui vienne en aide. Bien entendu, tout ne se passe pas comme prévu puisqu’au lieu de guerriers dévoués, c’est une véritable armée de soldats squelettiques, dirigée par un pseudo Ifrit, qui prend le contrôle du royaume, tout en transformant en statue de sable chaque être humain présent sur son passage. Une nouvelle fois séparés, bien que chacun en possession d’une partie du médaillon, les deux hommes devront finalement se retrouver afin de réunir les deux parties du sceau et de sceller à jamais le tombeau renfermant ces créatures à l’arrière goût sablonneux. Tandis que Malik penchera pour la puissance et la gloire, le Prince suivra la voie de la sagesse et fera quant à lui la rencontre de Razia, une ancienne divinité, qui lui octroiera de nombreux pouvoirs déblocables tout au long de l’aventure.

Avec Prince of Persia : Les Sables Oubliés, exit le cell-shading, UbiSoft a en effet choisi de revenir à des graphismes plus traditionnels et moins colorés, pour une raison que l’on ignore. Malgré une cinématique d’introduction bien prenante et quelques premières minutes loin d’être déplaisantes sur le plan visuel, le titre ne se démarque clairement pas par son aspect graphique et l’on retrouve bien vite des couleurs pâles sensées nous rappeler l’ambiance macabre de ce nouvel opus. Les environnements ne sont guère plus joyeux et collent parfaitement au côté sombre du titre malgré certains passages, tels les jardins suspendus, qui redonneront du baûme au cœur après plusieurs heures passées au milieu des cachots et autres couloirs lugubres.

Le gros point positif de ce Prince of Persia réside dans son gameplay et les nombreuses capacités du Prince qui profitera, au fur et à mesure de ses rendez-vous avec Razia, de nouvelles aptitudes. Dès les premières secondes de l’aventure, le Prince est mis à l’épreuve en escaladant des parois, en courant sur les murs au dessus de crevasses, mais aussi en effectuant certains sauts impressionnants. De quoi s’habituer rapidement à des commandes qui pourront, au premier abord, paraître bien lourdes, mais qui s’avéreront au final extrêmement bien pensées. Aux techniques basiques du Prince viendront s’ajouter rapidement d’autres aptitudes qui coïncideront avec de nouvelles épreuves, bien plus corsées, lesquelles demanderont d’enchaîner à la perfection les différents boutons, sous peine de tout reprendre depuis l’entrée d’une salle … du moins pas nécessairement. Des sphères bleues, récoltées en cassant tout simplement des jarres ou des pots disposés un peu partout dans le palais, pourront être utilisées afin de remonter le temps, ce qui permettra d’étudier plus calmement le passage manqué.

Les combats auront également un lien direct avec ces sphères, puisqu’elles permettront tout simplement d’utiliser les techniques dévastatrices obtenues dans une sorte de sphérier, un menu relativement simpliste, comprenant diverses cases en rapport avec la taille des jauges ou la puissance des attaques et pouvant être débloquées grâce à l’expérience gagnée lors des affrontements. En effet, malgré un bestiaire plutôt décevant, les combats pourront s’avérer extrêmement palpitants grâce à ces puissantes attaques qui devront être coordonnées dans le but d’infliger un maximum de dégâts, principalement contre les boss et les hordes de créatures qui se présenteront face au Prince.

Au final, malgré un scénario prévisible et quelques défauts qui ne feront pas de lui le jeu de la décennie, Prince of Persia : Les Sables Oubliés, pris à la légère, s’affiche comme un projet à la hauteur des espérances, agréable et pouvant réserver d’excellentes surprises, à condition de ne pas se braquer face aux environnements clos et d’apprécier un tant soit peu les salles bourrées d’énigmes, pour la plupart enfantines.

Note finale : 7/10

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A propos de Stephane : Journaliste jeux vidéo

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